loading

Contact

Flash boursier

07/09/2020

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
Dernier0.911.0810'153.093'260.5912'842.664'965.075'935.983'426.9611'313.1323'205.431'099.50
Tendance
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
%YTD-5.59%-0.38%-4.37%-12.94%-3.07%-16.95%-21.30%6.07%26.09%-1.91%-1.36%

En résumé :

Correction violente des titres technos

Tesla dépasse l’indice MSCI du secteur auto

Coup de semonce sur les technos

La semaine passée a été marquée par une correction relativement violente des titres technologiques qui se sont repliés de 10% au plus fort de la prise de bénéfice vendredi. Cette « saine » correction intervient dans un contexte où le Nasdaq100 (indice des valeurs techno américaines) était fortement suracheté après un rebond pratiquement ininterrompu de plus de 80% depuis les plus bas de mars 2020. Le mois d’août restera le meilleur mois boursier depuis 1986 alors qu’historiquement il est en moyenne un des pires de l’année.

La capitalisation de Tesla a pratiquement dépassé celle de l’indice MSCI du secteur automobile mondial et atteignait la semaine passée 10 fois celle de général Motors et le double de celle de Toyota qui reste le plus grand constructeur automobile au monde avec plus de 10 millions de véhicules vendus par an.

Les prises de bénéfices paraissent donc légitimes mais le marché ne montre pas de signe de panique avec les bons du trésor américains qui ont à peine réagi tout comme le dollar d’ailleurs. On assiste plutôt à une rotation sectorielle en valeur des titres plus délaissés suite à la pandémie comme ceux du secteur du voyage ou des financières qui ont réussi à progresser dans un marché en baisse sur la fin de semaine.

Les banques centrales apportent toujours leur soutien inconditionnel aux marchés, garantissant des taux ultra bas sur le long terme ce qui permet au marché actions de maintenir une prime de risque toujours attrayante.

Les états font le forcing pour arriver à proposer un vaccin plus rapidement qu’initialement attendu, favorisant la reprise économique ce qui plaiderait pour une rotation sectorielle en faveur des titres plus cycliques. Nous pensons qu’il est donc prudent, pour les investisseurs détenant beaucoup de titres du secteur technologique, de diversifier le risque en rééquilibrant leur portefeuille.

Au niveau économique la situation reste compliquée. Bien que le taux de chômage aux Etats-Unis soit retombé de 10% le mois passé à 8.4%, une partie de l’amélioration est due aux corrections de variations saisonnières que calcule le département du travail. Dans le secteur privé, les créations d’emploi sont ressorties inférieures aux attentes avec 450’000 créations sur le mois d’août alors que l’on en attendait 950’000.

L’élection présidentielle américaine se rapproche à grands pas et même si la plupart des sondages donnent une avance de l’ordre de 8 points au candidat démocrate, il est intéressant de noter que du côté des paris en ligne les deux candidats sont aujourd’hui au coude à coude. Affaire à suivre…

La guerre des batteries

Un nombre croissant d’acteurs entre sur le marché de la batterie. Le leadership de Tesla/Panasonic et son avance technologique a aiguisé les appétits et les craintes des concurrents qui s’organisent. La semaine passée, les groupes français Peugeot et Total ont signé l’accord du projet annoncé en janvier pour la création d’une co-entreprise de fabrication de batterie européenne avec le soutien financier de EUR 1.3 mia des états français et allemands. Les batteries sont un enjeu colossal qui touche tous les secteurs : véhicules électriques, appareils électroniques, smartphones, ordinateurs, santé, aérospatial, défense etc.

Mais alors que la guerre porte essentiellement sur l’amélioration de leur autonomie basée sur la technologie lithium-ion, une start-up californienne et l’université de Bristol travaillent sur un nouveau concept révolutionnaire qui pourrait bien s’avérer disruptif pour le secteur. Une batterie fabriquée en recyclant le graphite des cuves de réacteurs nucléaires (carbone) pour en faire un diamant de synthèse (carbone aussi) dont la radioactivité génère, entre autres, un flux d’électrons servant de source de courant. Le tout encapsulé dans une fine couche de diamant synthétique non radioactif (ultra résistant). Résultat : une batterie ne nécessitant aucune recharge pour une durée de vie théorique de milliers d’années !

La technologie pourrait être concurrentielle en termes de prix puisque la gestion des déchets nucléaires radioactifs, qui représente plus de 30 millions de mètres cube, est une épine dans le pied des exploitants du secteur nucléaire avec des coûts de près de 100 milliards. Ces derniers payeront donc cher pour s’en débarrasser.

Ne nécessitant aucune recharge durant sa durée de vie qui se compte en années, ne générant pas de déchets et permettant de recycler une partie des déchets radioactifs des centrales nucléaires, cette nouvelle batterie serait-elle la source d’énergie verte du futur ? Le « proof of concept » a été réalisé avec succès à fin août. La technologie de fabrication du diamant synthétique n’est pas un obstacle puisqu’elle est maitrisée depuis les années 50.

Le premier prototype de cette batterie révolutionnaire devrait être disponible d’ici la fin de l’année et une version commerciale attendue d’ici 2 ans. Un dossier à suivre de près mais qui vient une fois de plus expliquer la prime de risque qui pèse sur le secteur des constructeurs automobiles forcés de faire des choix technologiques coûteux de motorisation non-thermique sans savoir quelle technologie dominera à terme.

 

Télécharger le Flash Boursier en format PDF

 

Ce document, purement informatif, se base sur des informations récoltées auprès de sources considérées comme fiables et à jour, sans garantie d’exactitude ou d’exhaustivité. Les marchés et produits financiers sont par nature sujets à des risques de pertes importants qui peuvent s’avérer incompatibles avec la tolérance au risque du lecteur. Les performances passées reflétées cas échéant dans ce document ne sont pas des indicateurs de résultats pour le futur. Ce document ne constitue pas un conseil ou une offre d’achat ou de vente de titres ou de quelque produit financier que ce soit à l’intention du lecteur et n’engage ainsi en aucun cas la responsabilité de la Banque. La Banque se réserve le cas échéant le droit de s’écarter des avis exprimés dans ce document, notamment dans le cadre de la gestion des mandats de ses clients et de la gestion de certains placements collectifs. La Banque est une banque suisse soumise à la surveillance et à la réglementation de l’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (FINMA). Elle n’est ni au bénéfice d’une autorisation, ni surveillée par un régulateur étranger. Par conséquent, la diffusion de ce document hors de Suisse, comme la vente de certains produits à des investisseurs résidents ou domiciliés hors de Suisse, peuvent être soumis à des restrictions ou à d’éventuelles interdictions en vertu de lois étrangères. Il incombe au lecteur de se renseigner quant à son statut à cet égard et de respecter les lois et règlements qui le concernent. Nous vous conseillons de consulter des conseillers professionnels qualifiés notamment en matière juridique, financière et fiscale pour déterminer votre position par rapport au contenu de la présente publication.