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Flash boursier

09/11/2020

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
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En résumé :

1. Reprise en V des marchés boursiers

2. Probable gouvernement divisé en janvier aux USA

 

Le marché ne s’est pas trumpé

Après la forte correction de fin octobre, les marchés boursiers ont opéré une reprise en V la semaine dernière, poussés par la tenue de l’élection présidentielle du 3 novembre aux Etats-Unis, des résultats d’entreprises souvent au-dessus des attentes et une reprise graduelle de l’économie. Malgré l’expansion de la pandémie de Covid-19, le rebond hebdomadaire a été en moyenne de 7%, et l’indice Nasdaq a décollé de 10%.

La proclamation officielle du démocrate Joe Biden le 7 novembre, après un long comptage de votes, n’interrompt pas l’ambiance favorable aux actions, même si Donald Trump ne se résigne pas à la défaite et menace d’actions légales. L’absence prévisible de leadership au Congrès est vue comme un élément positif. Un gouvernement divisé est fortement probable en janvier car la « blue Wave » espérée par les démocrates n’a pas eu lieu. Avec un Congrès qui garderait une majorité républicaine au Sénat, même si tout n’est pas décidé en Géorgie, il sera difficile de forcer des changements importants de législation. C’est pour l’heure salué par les investisseurs qui estiment notamment qu’il n’y aura pas d’augmentation d’impôts pour les entreprises. En ce qui concerne les relations avec la Chine, la guerre commerciale ne va pas forcément s’arrêter. Elle avait commencé avant D. Trump. Mais un renforcement de la communication est probable, avec un dialogue basé sur les avantages réciproques. Les investisseurs étrangers ont d’ailleurs fortement augmenté leur positionnement sur les actions chinoises avant l’élection.

Les chiffres de l’emploi américain publiés vendredi 6 novembre ont été salués. Le taux de chômage a reculé en octobre de 7.7% vers 6.9% et les créations d’emplois dans le secteur privé s’élèvent à 906’000. Le total, tous secteurs confondus, s’élève à 638’000 alors que le consensus prévoyait 600’000.

Avec les nouvelles restrictions pour contenir l’expansion du virus et le Brexit, l’économie du Royaume-Uni va sans doute encore se contracter au quatrième trimestre. La Bank of England a décidé d’étendre son programme d’achats d’actifs d’USD 150 milliards pour le porter à 800 milliards, jusqu’à fin mars 2021, afin de faire le pont pour le financement des ménages et des entreprises. De son côté, la Réserve fédérale américaine va maintenir des taux bas, tant que l’inflation ne dépasse pas 2%, et continuer ses achats de bons du Trésor. Les taux d’intérêt resteront bas pendant longtemps, ce qui renforce l’effet « Tina » (there is no alternative) et pousser les actifs à risque et les valeurs de croissance.

 

Alibaba (ISIN : US01609W1027, prix : USD 299.95)

Le cours d’Alibaba a plongé mardi dernier car l’introduction en bourse de Ant Group, bras financier d’Alibaba avec sa filiale Alipay, a été suspendue et probablement reportée aux calendes grecques suite à la rencontre entre Jack Ma, créateur et président d’Alibaba Group, et les autorités de régulation chinoises.

Un changement de l’environnement régulatoire des fintechs, qui opèrent à la limite de l’innovation, avec leurs activités de paiements, de prêts, de gestion de fortune et d’assurance en ligne, est en cours en Chine. Elles présenteraient un risque financier systémique. Mais l’aspect politique domine sans doute avec une volonté de limiter le pouvoir du géant Ant Group et de Jack Ma. Ce dernier, lors d’une conférence le 24 octobre dernier, a comparé les grandes banques chinoises à des «pawnshops» soit des prêteurs sur gage qui ne prêtent qu’aux riches et aux entreprises d’Etat. Selon lui, il n’y aurait pas de risque financier en Chine car il n’y a pas de système financier.

L’évaluation de Ant Group avant l’entrée en bourse, prévue à HKD 80 par action, était valorisée à environ USD 280 mrds. L’entreprise pourrait avoir besoin de capital supplémentaire pour se conformer à des contraintes règlementaires plus strictes. Notamment l’exigence de couverture de garantie pour les prêts pourrait devenir nettement plus élevée. Ceci impliquerait une réduction de son évaluation initiale, de 4.4 fois la valeur d’inventaire, pour la rapprocher de celles des grandes banques chinoises, à 2 fois la valeur d’inventaire.

Alibaba a reporté pour son second trimestre une hausse de 30% de son chiffre d’affaires sur un an. Le rebond continu de la consommation lui a été profitable. Le bénéfice était nettement au-dessus des attentes. La division cloud computing a vu son chiffre d’affaires augmenter de 60%. Elle pourrait devenir profitable l’an prochain.

 

Graph. 1.

 

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