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Flash boursier

12/03/2018

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
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En résumé :

1. La Fed serait-elle en train de prendre du retard ?

2. Virage protectionniste aux USA

Les créations d’emplois dépassent largement les attentes aux Etats-Unis

Les chiffres de l’emploi américains pour février, publiés vendredi dernier, ont cristallisé l’attention des investisseurs. La progression des coûts salariaux et la poussée inflationniste qui pourrait en résulter sont susceptibles d’influencer la politique en cours de relèvement des taux des « Fed funds » par la Réserve fédérale américaine (Fed). On se demande en effet si la Fed, qui se réunira le 20 et 21 mars prochain sous la direction de J. Powell, ne serait pas en train de prendre du retard avec le resserrement des taux d’intérêt alors que l’économie continue d’afficher une bonne santé et le cas échéant ne voudrait pas le rattraper. Un franchissement des 3% sur les taux américains à 10 ans pourrait alors engendrer un changement de psychologie du marché.

Les créations d’emplois ont bondi largement au-dessus des attentes à +313’000. Ce chiffre, ajouté à une révision positive pour janvier, est nettement plus élevé que les 100’000 nouveaux emplois mensuels nécessaires pour accompagner le rythme de croissance de la population en âge de travailler. Le taux de chômage resté inchangé à 4.1% est à considérer comme une bonne nouvelle car plus de personnes se remettent au travail (taux de participation à 63% contre 62.7% en janvier). Ceci veut dire que le réservoir d’employés n’est pas totalement épuisé. Par ailleurs, la progression salariale a ralenti par rapport au mois précédent, en hausse de +0.1% soit 2.6% sur un an, ce qui a calmé les craintes d’inflation et rassuré les marchés boursiers. Ces derniers se sont ainsi affichés en nette progression sur la semaine et nous estimons qu’à court terme ce mouvement va continuer au détriment des obligations.

En imposant des barrières douanières élevées sur l’acier et l’aluminium importés, la politique commerciale menée par l’administration de Donald Trump prend un net virage protectionniste. Et lorsque ce dernier déclare que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner » on est tenté de le croire, vu la riposte de l’Union européenne qui menace de taxer « le beurre de cacahuètes, le jus d’orange et le bourbon » si, à l’instar du Canada et du Mexique, elle n’est pas exemptée de droits.

VP Bank AG (ISIN : LI0315487269, prix : CHF 150.-)

La banque a publié ses résultats 2017 qui s’inscrivent en forte progression et battent les attentes. Les recettes sont en hausse de 10% et le bénéfice net, corrigé des effets non récurrents, progresse de 15%. Les actionnaires se verront proposer un dividende augmenté de CHF 1.- à 5.50, soit un rendement de 3.7%. La surprise la plus agréable vient des entrées d’argent frais, qui, après une année 2016 très faible, retrouvent le chemin de la hausse (+ CHF 1.89 mrds). Dans la foulée, les actifs de la clientèle progressent, soutenus par la bonne performance des marchés.

Le groupe a entamé une phase de recrutement de gestionnaires en vue de doper les actifs sous gestion. Les nouveaux venus ont contribué à concurrence d’un tiers du flux d’argent frais. Bien que seul un tiers des recrutements anticipés ait eu lieu à ce jour, la base de coûts va s’en ressentir.

Le titre a très fortement surperformé le secteur durant les trois dernières années et prendre les profits parait raisonnable à ce stade. En parallèle le groupe EFG vient de corriger de plus de 25% depuis janvier, alors que les coûts d’intégration de la BSI sont désormais connus et inférieurs aux attentes. Les effets de synergie vont commencer à produire leurs effets.

Nous proposons dès lors de vendre le titre VP Bank pour acheter l’EFG (ISIN : CH0022268228, prix : CHF 8.10).

 

BMW (ISIN : DE000519003, prix : EUR 85.13)

BMW a annoncé des bénéfices et des ventes records en 2017. Le tout en augmentant à nouveau son effort en recherche et développement. Avec un résultat net d’EUR 8.7 mrds et un résultat opérationnel ayant dépassé la barre des EUR 10 mrds pour la première fois de son histoire. BMW a largement dépassé les attentes des analystes.

En tout, le groupe a vendu plus de 2 mios de véhicules à travers le monde, en particulier grâce au succès des 4x4 citadins de sa gamme X. BMW a atteint son objectif de vendre plus de 100’000 véhicules électrifiés (hybrides ou 100% électriques). L’entreprise s’est fixé un objectif de ventes de 140’000 véhicules électriques en 2018 et plus d’un demi-million d’ici fin 2019. BMW table sur un nouveau record de ventes en 2018, grâce notamment au lancement de nouveaux modèles comme la Z4 ou la série 8.

Les investissements dans les technologies d’avenir, autour de la voiture électrique, connectée ou autonome, pèsent de plus en plus lourd. Les dépenses en recherche et développement ont augmenté de plus de 18% à plus d’EUR 6 mrds. La société a augmenté son dividende à EUR 4 par titre, ce qui représente un rendement du dividende d’environ 4.7% par rapport au cours actuel.

Le titre est en retrait par rapport aux valeurs françaises du secteur (Renault, Peugeot) et présente un bon point d’entrée.

Achat, objectif : EUR 100.-

 

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