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Flash boursier

16/04/2018

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
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En résumé :

1. Les tensions géopolitiques stressent les marchés financiers

2. La saison des résultats des entreprises aux US vient de commencer

Quand la géopolitique domine

Les tensions géopolitiques montent et constituent des sources de stress pour les marchés financiers. Le conflit commercial entre les Etats-Unis et la Chine s’intensifie. En Syrie, les Etats-Unis, soutenus par la France et le Royaume-Uni, se sont engagés militairement contre le régime d’Assad et son principal sponsor, la Russie.

Leur effet sur les marchés ne se fait par contre pas sentir de manière linéaire. Elles sont souvent ignorées par les intervenants jusqu’à un certain seuil au-delà duquel les marchés basculent. La durabilité du stress induit sur les marchés par la courte phase de bombardement vécue ce week-end va dépendre également de la perception des fondamentaux économiques. Ceux-ci restent aujourd’hui plutôt solides au niveau mondial. La faible volatilité du dollar et du cours du baril après l’attaque laissent présager d’un impact contenu sur les indices actions. Nous pensons cependant que la guerre larvée entre plusieurs grandes puissances restera l’élément central des préoccupations des intervenants pour les semaines à venir.

La saison des résultats des entreprises du premier trimestre aux Etats-Unis a tout juste commencé. Elle pourrait détourner passagèrement l’attention accordée aux tensions géopolitiques. Le 18 avril seront publiés les résultats du producteur Alcoa dont le cours boursier a récemment profité du rallye du prix de l’aluminium suite aux sanctions américaines imposées à l’encontre de son concurrent russe United Rusal. Pour cette saison de publications les analystes s’attendent globalement à des résultats solides et des prévisions constructives de la part des entreprises. Un bémol pourrait cependant provenir du secteur financier puisque les grandes banques ont envoyé vendredi dernier des signaux plutôt mitigés. JP Morgan a profité de taux d’intérêt plus élevés et de l’allègement de la fiscalité, mais les revenus de la banque d’investissement ont baissé et les prêts ont stagné au premier trimestre.

En conclusion, l’augmentation des incertitudes géopolitiques a, à ce stade, une influence négative sur les marchés actions qui domine l’effet positif procuré par la solidité des fondamentaux économiques. La résultante de cette situation se matérialise par une source additionnelle de volatilité dans les portefeuilles. Dans ces conditions, les investisseurs sont à la recherche d’une valeur refuge capable de diversifier le risque perçu. L’or dispose d’un statut de valeur refuge et a prouvé ces dernières semaines sa capacité de résilience dans un contexte de marché difficile.

Sulzer AG (ISIN : CH0038388911, prix : CHF 113.-)

Le fabricant de pompes industrielles s’est retrouvé dans la tourmente suite à la volonté du gouvernement américain de sanctionner 24 ressortissants russes en réaction de l’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine. Sulzer était détenu à raison de 63% par Renova, une société d’investissement appartenant à Viktor Vekselberg, un oligarque russe ciblé par les sanctions. De ce fait, Sulzer était dans la cible des Américains, et la nouvelle a fait plonger le cours du titre de 16% lundi dernier.

Les enjeux sont significatifs, car 23% du chiffre d’affaires de l’entreprise est généré sur sol américain. Finalement, le groupe a pu se libérer des sanctions en rachetant ses actions à Renova pour abaisser ses parts en capital en-dessous de la barre des 50%. Le titre a donc clôturé sur un rebond de 19.5% jeudi, mais on se trouve aujourd’hui 10% en-dessous du niveau précédant l’incident.

Même si Sulzer peut reprendre normalement ses activités, nous préférons rester à l’écart du titre pour le moment. Jeudi, le groupe dévoilera l’état de son carnet de commande et devrait donner des indications concernant les conséquences éventuelles de cette mésaventure.

Garder, attendre que la poussière retombe.

L’Oréal (ISIN : FR0000120321, prix : EUR 191.15)

Le leader mondial des cosmétiques a annoncé des chiffres trimestriels solides. Le chiffre d’affaires s’est établi à 6.78 milliards d’euros, soutenu par sa branche Luxe dont les ventes ont atteint 2.25 milliards. Les revenus du premier trimestre ont augmenté de 6.8% en organique, soit la plus forte croissance organique depuis 2010.

L’Oréal Luxe reste la division la plus dynamique avec une hausse de 14% suivie par L’Oréal Active (+10.2%), qui ont bénéficié de l’appétit des consommateurs chinois. Les ventes du groupe ont bondi de 21% en Asie Pacifique, avec une hausse encore supérieure en Chine. L’Asie contribue désormais à 75% de la croissance et dépasse les Etats-Unis.

Sur l’ensemble de l’exercice, la société a confirmé son objectif d’une hausse significative de son chiffre d’affaires et d’une progression de sa rentabilité.

Le titre est proche de ses plus hauts historiques, néanmoins la vigueur de son activité et les perspectives positives le justifient.

Garder, objectif : EUR 210.-

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