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25/05/2020

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25/05/2020

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
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En résumé :

1. Craintes sur l’autonomie de Hong Kong

2. Les indices PMI sont remontés plus que prévu

 

Quo Vadis ?

Les principaux indices boursiers se sont inscrits en hausse sur la semaine écoulée, avec les valeurs cycliques affichant une surperformance. Les cours du pétrole sont aussi nettement remontés, l’excédent d’offre ne semblant plus aussi élevé que prévu. Cette poursuite du rebond amorcé fin mars trouve ses explications dans le ralentissement du rythme de nouvelles infections au Covid-19 dans les pays développés, l’espoir d’un vaccin proche, le regain d’activité mais surtout dans l’abondance de liquidité fournie par les banques centrales.

Les tensions commerciales et politiques sont de retour avec une rhétorique protectionniste ravivée, notamment entre les Etats-Unis et la Chine et Le Royaume-Uni et la zone euro. Un effet est l’affaiblissement du yuan, au plus bas depuis 2009 à 7.14 contre USD, et du GBP sur le marché des changes. La proposition de loi sur la sécurité à Hong Kong, annoncée jeudi dernier par la Chine, renforcerait les mécanismes d’application en matière de protection de la sécurité nationale. Ce qui a perturbé les marchés boursiers, suscitant des craintes sur le statut de Hong Kong comme centre financier mondial. Washington a promis de réagir de façon forte en imposant des sanctions à toute entité voulant limiter l’autonomie de Hong Kong. Le Sénat américain a par ailleurs passé une législation qui bannit la cotation des sociétés chinoises sur la bourse américaine si elles ne suivent pas les règles d’audit et de comptabilité US pendant trois ans consécutifs.

Les indices de directeurs d’achats PMI restent en nette contraction mais sont remontés plus que prévu en mai, à 30.5 pour la zone euro contre 13.6 en avril et à 36.4 aux Etats-Unis. Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis se sont situées à 2.44 millions, portant le taux de chômage assuré à 17.2%. La Réserve fédérale américaine qui a dans sa mission de soutenir l’emploi, ne peut le faire directement mais elle passe via les marchés en abaissant les taux d’intérêt et achetant des titres. En douze semaines, l’expansion du bilan de la Fed est pratiquement équivalente à celle de 2008-2012. Cette politique monétaire extrême conduit à gonfler artificiellement le capital et encourager l’endettement. Les émissions d’obligations Investment Grade depuis mars ont pratiquement doublé, à plus de 1 trillion de USD, par rapport à la même période de 2019. La question est de savoir si ce rebond est soutenable avec le risque d’une seconde vague et d’un comportement de dépense plus frileux de la part des consommateurs.

La Chine a abandonné son objectif de croissance du PIB pour 2020 car il reste une grande incertitude sur l’évolution de la pandémie Covid-19 et sur la croissance du commerce mondial. Afin de stimuler l’économie, le déficit budgétaire en termes de PIB devrait passer cette année à 3.6% contre 2.8% en 2019. Pékin a réitéré vouloir s’engager à appliquer la phase 1 de l’accord commercial signé avec les Etats-Unis.

 

Alibaba (ISIN : US01609W1027, prix : USD 199.70)

Alibaba a dévoilé des bénéfices trimestriels et un chiffre d’affaires plus solides que prévu, mais reste mal mené par une consommation qui demeure faible et les nouvelles tensions entre Pékin et Washington.

Sur le 4e trimestre de son exercice décalé, le groupe a vu son bénéfice net s’effondré de 88% à USD 447 millions par la paralysie des réseaux logistiques en février, impactant directement son segment le plus rentable. Le géant du e-commerce a soutenu les vendeurs de sa plateforme Tmall avec des facilités de paiements et de financement, ce qui a d’autant plus compressé ses marges. Le chiffre d’affaires à quant à lui progressé de 22%, sa plus faible progression mais au-dessus des attentes, soutenue par l’e-commerce (+19%) et le cloud computing (+58%), soit une hausse de 35% sur l’exercice entier 2019-2020. Le bénéfice par action est ressorti à 9.20 yuans (contre 6.05 estimé).

Bien que la pandémie ait affecté les activités commerciales nationales du groupe, le mois de mars a connu une reprise régulière, permettant ainsi d’atteindre leur objectif de revenu de 500 mrds de yuans. Le volume brut de marchandises a dépassé le milliard d’USD sur ces douze derniers mois, soit trois fois plus que son concurrent américain Amazon. En effet, Alibaba profite du changement radical du mode de consommation des chinois engendré par la pandémie qui a rendu le commerce en ligne indispensable, et de sa place de leader. La directrice financière vise un chiffre d’affaires supérieur, à 650 mrds de yuans sur le prochain exercice (commencé en avril) et compte utiliser les 50 mrds de cash pour développer les activités du groupe et la technologie afin de faire face à une concurrence de plus en plus accrue dans les achats en ligne avec l’émergence d’acteurs plus petits tels que JD.com et Pinduoduo Inc.

Le titre a corrigé de 5.8% après l’annonce des résultats et des menaces de délisting sur la bourse de New York. Malgré les perspectives moroses de consommation, le groupe se veut confiant notamment grâce à la reprise des volumes de transactions sur avril et mai et au développement de ses activités, tablant tout de même sur une croissance de 27.5% pour 2021.

 

Graph. 1.

 

 

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