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13/08/2018

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13/08/2018

L’essentiel en bref

 USD/CHFEUR/CHFSMIEURO STOXX 50DAX 30CAC 40FTSE 100S&P 500NASDAQNIKKEIMSCI Emerging MArkets
Dernier1.001.149'031.333'426.2812'424.355'414.687'667.012'833.287'839.1122'298.081'062.37
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%YTD2.15%-2.94%-3.74%-2.22%-3.82%1.92%-0.27%5.97%13.55%-2.05%-8.29%

En résumé :

1. CHF/EUR support franchi à 1.1460

2. Relation tendue entre la Turquie et les USA

Le franc encore monnaie refuge

Le franc suisse s’est fortement apprécié contre l’euro et a une nouvelle fois démontré son rôle de valeur refuge. L’euro contre franc suisse a cassé un support majeur qui s’est situé à 1.1460. On trouve la raison de cette hausse du franc principalement dans le déclin rapide de la livre turque qui amène une certaine nervosité pour les banques dans la Zone euro.

La monnaie turque avait déjà mal entamé la semaine. La débâcle s’est exacerbée vendredi matin lorsque la livre a dégringolé de 16% pour atteindre un nouveau plus bas contre le dollar américain. Cette chute brutale a pour origine la crise diplomatique entre Ankara et Washington.

L’arrestation en Turquie du pasteur américain Andrew Brunson, il y a près de deux ans, a mené à un conflit diplomatique susceptible de provoquer une véritable crise économique en Turquie. Brunson, ainsi que de nombreux ressortissants étrangers arrêtés à la suite de la tentative de coup d’état en 2016, a été accusé de « soutenir le terrorisme ». Un accord pour sa libération semblait probable car des officiels turcs se rendaient à Washington la semaine dernière, mais ceci n’a pas eu lieu, apparemment, à la suite de demandes turques de dernière minute.

La tension diplomatique entre les Etats-Unis et la Turquie ne peut être résolue que de deux manières : un compromis qui sauve la relation du mieux possible ou une rupture complète aux conséquences dévastatrices tant pour l’économie turque que pour les intérêts stratégiques régionaux américains.

Une solution diplomatique est clairement préférable à une escalade du conflit. Erdogan donne l’impression de sacrifier l’économie turque pour rester en position de force. La relation très difficile entre la Turquie et les Etats-Unis mettra également à rude épreuve les relations entre la Turquie et l’Union européenne.

Pour revenir au franc suisse, maintenir une monnaie plus faible a été et est toujours un défi pour la Banque nationale suisse. Cette situation pourrait devenir douloureuse si le problème de la Turquie s’ajoute au conflit commercial déjà existant entre les Etats-Unis et la Chine. Une éventuelle appréciation du franc complique la tâche de la BNS, car elle va à l’encontre de l’objectif de la Banque centrale de stimuler l’inflation.

Adecco Group AG (ISIN : CH0012138605, prix : CHF 58.44)

Adecco a réaffirmé sa position de leader mondial du travail temporaire à l’occasion de la publication de ses résultats sur le premier semestre. En effet, le chiffre d’affaires sur la première moitié de l’année se monte à EUR 11.74 milliards. Le groupe coiffe au poteau ses deux concurrents directs, Randstad et Manpower, qui affichent EUR 11.71 milliards et EUR 11.18 milliards respectivement. Au niveau du bénéfice par contre, Adecco est légèrement en retrait par rapport à ses deux rivaux.

Sur le deuxième trimestre, la croissance organique affiche +4.4%, en décélération par rapport à +5.5% sur le premier trimestre. Au niveau des régions, la France, son premier marché, est en excellente santé en raison de la part grandissante des contrats à durée déterminée (CDD). Les secteurs des automobiles, la logistique et la fabrication ont été particulièrement porteurs.

Adecco est en transformation dans le but de faire de la digitalisation une priorité, ce qui se traduit par des lourds investissements. Mais ceux-ci devraient porter leurs fruits à partir de cette fin d’année déjà. Le CEO parle d’EUR 50 millions d’économie par rapport à la productivité.

La deuxième moitié de l’année porte de grands espoirs, mais le niveau actuel du titre est attractif avec une valorisation à 11 fois les bénéfices 2019.

Avis : Garder. Le titre fait partie de notre liste de propositions d’achat.

Pandora (ISIN : DK0060252690, Prix DKK 359.70)

Pandora est un fabricant de bijoux fantaisie fondé dans les années 80. La société est aujourd’hui le numéro un du secteur en termes de volumes. L’entreprise est connue pour ses bracelets personnalisables et leurs breloques (charms), qui représentent 70% de son chiffre d’affaires.

Le titre a fortement chuté après l’annonce d’une révision à la baisse de ses objectifs annuels. Suite à cet avertissement le bijoutier danois a annoncé le départ de son directeur général.

Pandora table désormais sur des ventes en hausse de 4 à 7% et une marge brute de 32% cette année. La société fait face à un ralentissement de la croissance après avoir vu son chiffre d’affaires doubler en seulement trois ans, à 3.1 milliards d’euros l’an dernier.

Pour y remédier, l’entreprise va lancer de nouveaux produits et augmenter les ventes en ligne. La société a également lancé des lignes de bijoux plus traditionnels (bagues, colliers, boucles d’oreilles, entre autres).

Le titre demeure attractif à 7 fois les bénéfices 2019 et un rendement du dividende d’environ 5%. Les niveaux actuels représentent un point d’entrée intéressant.

Avis : Acheter. Le titre fait partie de notre liste de proposition d’achat.

 

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