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19/06/2017

Flash boursier

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19/06/2017

L’essentiel en bref

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En résumé :

1° Déconnection entre la Fed et le marché
2° Inflation en hausse au Royaume-Uni

Contraste monétaire entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni

Alors que les investisseurs mettent derrière eux une semaine riche en déclarations de la part des argentiers, les actions mondiales enregistrent de bonnes performances. Il convient toutefois de revenir sur trois points clés des derniers jours concernant les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse.

Tout d’abord, la Réserve fédérale (Fed) a décidé comme prévu d’augmenter son taux directeur de 25 bp pour le faire évoluer entre 1% et 1.25%. Pourtant, cette quatrième hausse des taux, depuis décembre 2015, est accompagnée de plusieurs signes indiquant la difficulté de la Fed à piloter l’économie américaine. Premièrement, force est de constater que le resserrement des conditions monétaires ne calme aucunement l’euphorie présente à Wall-Street. En effet, les rendements obligataires ont même baissé, alors que les cours des actions américaines ont atteint plusieurs records sur les derniers trimestres – faisant planer un risque de surchauffe. Deuxièmement, les investisseurs s’interrogent sur la capacité de la Fed à influencer des éléments qu’elle n’est pas en mesure de contrôler directement. Le cadre monétaire restant globalement laxiste – du fait des stimulations de l’Europe et du Japon –, ajoute une pression baissière globale sur les taux. Troisièmement, la poursuite de la normalisation de sa politique monétaire dépend de l’évolution de l’inflation, elle aussi pas directement contrôlable.

Au Royaume-Uni, la situation est plus que contrastée par rapport à celle des Etats-Unis. Lors de sa réunion, la Banque centrale d’Angleterre (BoE) a manifesté ses inquiétudes quant à la santé de l’économie britannique. A l’issue d’un vote serré, l’institution monétaire a choisi de garder son taux directeur inchangé malgré, d’une part, une forte résurgence du taux d’inflation, et d’autre part, un ralentissement conjoncturel. Frôlant désormais les 3% - notamment à cause de la chute de plus de 10% de la valeur de la Livre Sterling –, l’inflation va très certainement accroitre la pression sur le gouvernement minoritaire de Theresa May, alors que ce dernier entre en négociation avec l’Union européenne.

Finalement, la Banque nationale suisse (BNS) a décidé de poursuivre sa politique monétaire expansionniste. Elle indique qu’elle va continuer d’intervenir au besoin sur le marché des changes en tenant compte de la situation pour l’ensemble des monnaies. En somme, tant que la Banque centrale européenne reste accommodante, la BNS ne sera pas en mesure de lever ses taux.

Nestlé (ISIN : CH0038863350, prix : CHF 83.45)

Le titre de la société progressait généreusement vendredi après que le groupe a annoncé d’envisager de se départir de son activité confiserie aux Etats-Unis. Plus que l’impact purement financier de cette potentielle mesure, c’est bien la dynamique insufflée par le nouveau directeur général qu’ont saluée les marchés.

La société veveysane s’oriente vers une remise en question d’activités à faibles marges ou dont les parts de marché sont en déclin. La décision définitive quant à l’avenir de l’activité de confiserie, dont les marges opérationnelles sont parmi les plus faibles du groupe (inférieures à 14%), devrait être prise d’ici la fin de l’année.

Le nouveau directeur général de Nestlé, Mark Schneider, a passé treize ans à la tête du groupe allemand Fresenius (actif dans les soins médicaux et la santé) avant de reprendre la direction de Nestlé. Son programme inclus le renforcement des domaines d’activité à forte croissance tels que le café et la nourriture pour animaux, mais également le développement de la stratégie « santé » du groupe. Décidément, le domaine de la santé prend une place outrageusement dominante sur le marché helvétique (Roche, Novartis, et santé de Nestlé). La représentativité de ce facteur pèse déjà de tout son poids sur l’indice suisse et force est de constater que la tendance ne va pas aller en diminuant.

Garder, objectif : CHF 87.-

Amazon (ISIN : US0231351067, prix : USD 987.70)

La société a annoncé vendredi dernier se porter acquéreur du distributeur alimentaire américain Whole Foods, spécialisé dans les produits frais et le bio.

Cette transaction approuvée par les deux entreprises et portant sur USD 13.7 mrds en espèces, soit USD 42 par action Whole Foods, est historiquement la plus grosse pour Amazon. Elle devrait clôturer au cours du second semestre 2017 si tout se passe bien. Son financement se fera probablement par endettement.

La distribution de produits frais est un secteur hyper concurrentiel avec une bataille pour les parts de marché. Whole Foods est une marque reconnue qui dispose d’environ 460 magasins. Sa marge d’exploitation est proche de 5%.

A ce stade, il y a peu d’indications sur comment se fera l’intégration. Après Amazon Fresh, c’est un pas de plus pour accroître les ventes d’Amazon dans l’alimentaire, un domaine dans lequel de plus en plus de clients achètent en ligne. Des mesures seront vraisemblablement prises pour réduire les coûts et donc les prix de vente et attirer plus d’acheteurs à revenu moyen et faible.

Garder, objectif : USD 1’100.-

 

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