

Le fonds Bonhôte-Immobilier «restera résidentiel et romand»
16/10/2026
À l'occasion des 20 ans de Bonhôte-Immobilier SICAV, Mirko Mandola, nouveau responsable du fonds, fait le point avec ArcInfo sur le chemin parcouru et sur la suite
Le fonds Bonhôte-Immobilier «restera résidentiel et romand»
La banque Bonhôte a créé son fonds immobilier en 2006. Vingt ans et 161% de rendement plus tard, c’est l’occasion de parler du passé et de l’avenir avec son nouveau responsable, Mirko Mandola.
Bonhôte-Immobilier a conservé sa composante neuchâteloise. Sur les 96 biens que possède le fonds, ils sont 27 à se trouver dans le canton.
Ses autres immeubles sont surtout situés dans les cantons de Genève et de Vaud.
Mais il en est un qui a un statut particulier: le nouvel ensemble de quatre immeubles à Beauregard, baptisé Concept B.180, que nous avons visité mercredi 14 octobre.
Il est le premier projet que le fonds porte du tout début à la toute fin. «Nous avons déjà réalisé de tels exercices, mais seulement à partir de l’obtention du permis de construire», signale le nouveau responsable du fonds, Mirko Mandola, avec qui nous avons dressé un bilan, à l’occasion des vingt ans du fonds, en 2026.
A ses débuts, entre 2006 et début 2007, le fonds avait acheté plus de 25 immeubles, presque exclusivement sur le Littoral neuchâtelois.
Dix ans plus tard, après le rachat du fonds Dynamic Real Estate Fund (DREF) en 2010, dans le sillage de la crise financière, il en comptait plus de 70, et s’était étendu en Valais et à Fribourg.
Un investissement rentable
A voir les chiffres annoncés dans les rapports annuels successifs, l’initiative de la banque s’est avérée être un pari gagnant.
Pour les investisseurs, le rendement du fonds – incluant les dividendes et la hausse de la valeur du portefeuille – atteint 26% pour les cinq dernières années.
Celles et ceux qui ont investi à la naissance du fonds ont touché un rendement total de 161%. Autrement présenté, 1000 francs en 2006 sont devenus 2261 francs aujourd’hui.
En plus, les dividendes sont défiscalisés. Parce que le fonds, à l’exception de la société Innoparc, qui a un statut particulier, ne possède que des immeubles ‘en direct’, et non pas de parts de fonds ou de sociétés immobilières.
Et pour la banque? Le fonds est-il plus rentable que l’activité financière globale de Bonhôte? Mirko Mandola ne donne pas de détails. «La banque est gestionnaire d’actifs et gère huit fonds maison. Bonhôte-Immobilier y a une place significative», indique-t-il. «Il offre aussi une belle notoriété.»
Objectif 2 milliards
Cet anniversaire n’est qu’une étape. Le portefeuille atteint 1,45 milliard de francs (contre 300 millions en 2006) et le prochain objectif est fixé à 2 milliards. Mais Mirko Mandola ne veut pas être pressé par un agenda et risquer de mauvais choix.
En tout cas, le fonds restera «résidentiel (réd: 75% du portefeuille est constitué de logements) et romand. Sans exclure le Plateau suisse.»
«Nous voulons être sélectifs et disciplinés», ajoute le responsable. Le marché l’impose: entre 2015 et 2025, les prix des immeubles en Suisse ont augmenté de 39%, selon les données de Wuest Partner.
Pas de vieux jus
Face à cette cherté qui, mathématiquement, plombe le rendement futur d’un acheteur, trois axes stratégiques sont dessinés: rénover les immeubles du fonds. Acheter, dans les régions proches des grands centres urbains, des objets neufs ou rénovés. «Mais pas de vieil immeuble dans son jus qu’il faut massivement rénover.»
Et enfin, porter des projets de construction de bout en bout. Comme pour Concept B.180. «Ces investissements ont plus d’inertie», concède Mirko Mandola. «Mais ils nous offrent plus d’options, tant financièrement que dans leur conception.»
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