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14/09/2020

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L’essentiel en bref

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En résumé :

Aux USA, la reprise de l’activité est toujours lente

En Europe, c’est la vigueur de l’Euro qui fait débat

Les spéculations des investisseurs privés : un amplificateur de volatilité ?

Au niveau sanitaire nous observons un recul du nombre de décès quotidiens liés au Coronavirus au niveau mondial. Ceci contraste avec le regain de cas d’infection recensés depuis le retour de vacances. Concernant le nombre de personnes infectées, n’oublions pas qu’il est lié au nombre de tests effectués : une augmentation des infections peut simplement être la conséquence de tests plus nombreux.

Du point de vue économique, la reprise de l’activité est toujours lente. Aux États-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont stabilisées à un niveau encore très élevé et le taux de chômage affiche 8.4%. Le secteur des services a ralenti en juillet, en témoigne l’indice ISM non-manufacturier, qui est passé de 58.1 à 56.9 en juillet. De nouvelles mesures de stimulus sont donc attendues, mais les républicains et les démocrates proposent des aides différentes.

En Europe, c’est la vigueur de l’euro qui fait débat : la monnaie unique s’est appréciée de 10% environ contre le dollar depuis le mois de mars. Même si avant la rencontre de la BCE les chiffres économiques reflétaient une économie qui s’essouffle, Christine Lagarde s’est montrée étrangement optimiste sur les perspectives de la région. La force de l’euro est largement débattue au sein de la BCE, mais aucune urgence n’a été décelée dans les propos de la présidente. Toujours est-il qu’un euro fort est déflationniste et péjore la compétitivité de la zone. Mais finalement, c’est l’optimisme qui l’emporte si notre baromètre est le niveau des indices boursiers.

Sur les marchés financiers, la volatilité est de retour, après la correction subie par le Nasdaq et plus particulièrement par les valeurs-phare de la technologie américaine, que rien ne semblait pouvoir arrêter. L’ampleur des variations dans les plus gros titres est toutefois déconcertante. La correction de cours de 15% sur Apple constitue une perte d’environ USD 300 milliards, soit l’équivalent de la capitalisation boursière de Nestlé !

Ce regain de volatilité semble être magnifié par un phénomène nouveau : la spéculation des investisseurs particuliers au travers de contrats d’options. Le levier financier délivré par ces instruments est important. Au cours des quatre dernières semaines, les spéculateurs particuliers (agissant notamment au travers d’application comme Robinhood) ont dépensé environ USD 37 milliards en contrats d’options d’achat (Call), équivalent à une exposition notionnelle de plus de USD 300 milliards. L’engouement pour ces paris à portée de main s’est révélé lors du confinement, où de nombreux parieurs se sont repliés sur la bourse, où les chevaux n’ont jamais cessé de courir.

EUR contre USD la fin du mouvement haussier ?

Depuis les plus bas de mars l’euro a progressé, une fois n’est pas coutume, de près de 12% contre le USD. Plusieurs éléments ont alimenté cette hausse :

1- Les plans d’achat d’actifs ont démarrés plus agressivement aux Etats-Unis, ce qui a conduit dans un premier temps à une augmentation relative du bilan de la FED par rapport à celui de la BCE. Cette augmentation relative de la quantité de dollar en circulation réduit de-facto sa valeur.

2- Les discussions de l’époque sur la mutualisation de la dette européenne avaient renforcé la confiance dans la zone Euro et réduit la prime de risque sur la monnaie unique.

3- La sortie plus rapide de l’Europe de la crise du Covid19 par rapport aux Etats-Unis ont également poussé au renforcement de l’euro. Aujourd’hui les choses ont évolué et un certain nombre d’éléments viennent plaider pour un affaiblissement de l’euro.

Comme l’ont souligné la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et son chef économiste, le niveau de l’euro est surveillé de près par les dirigeants de la banque centrale européenne. Sa force relative aujourd’hui pose essentiellement deux problèmes : elle est déflationniste dans la mesure où les prix importés sont plus faibles alors que l’objectif d’inflation de près de 2% de la BCE s’éloigne. L’inflation permet en effet de réduire la valeur de la dette (car la dette est remboursée en valeur nominale). Et la force de l’euro pénalise les exportations de la zone euro à l’heure où tant d’efforts sont déployés pour relancer l’économie.

La BCE va donc scruter de très près l’évolution de la situation et n’exclut pas d’augmenter le plan de rachat d’obligations « spécial Covid » qu’elle laisse pour l’instant inchangé à 1.35 trillions d’euro.

 

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