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30/03/2020

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30/03/2020

L’essentiel en bref

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En résumé :

1. Plans de stimulation budgétaire sans précédent

2. Manœuvre expansionniste de la banque centrale chinoise

 

Violentes oscillations de température sur les marchés

Les marchés financiers sont appelés à être confrontés à une crise sans précédent dont le terme est très incertain, ce qui suscite de violentes oscillations de tous les segments d’actifs, des actions au crédit, en passant par les matières premières et l’immobilier.

Il semble que le rythme des nouveaux cas de coronavirus ait ralenti globalement. C’est encourageant. Mais les mauvaises nouvelles viendront des prochains chiffres économiques et des résultats des sociétés. Selon l’OCDE, si les mesures pour contenir la diffusion du Covid-19 persistent six mois, la chute de l’activité pourrait être d’un quart. La visibilité concernant la date de réouverture des économies occidentales et le rythme de reprise de l’activité est à ce stade très faible.

Les plans de stimulation budgétaire sans précédent annoncés (USD 2’000 milliards aux Etats-Unis, EUR 750 milliards en Allemagne p.e.) ont donné durant la semaine écoulée un véritable coup d’adrénaline aux marchés. L’indice S&P 500 s’est notamment inscrit en hausse de 10.3% et le Nikkei de 17%. Au Japon, le premier ministre Abe a déclaré que des mesures de stimulation budgétaires seront décidées sous-peu. En Suisse, le SMI a rebondi de 4.5%, avec les assureurs en tête. Les obligations souveraines ont aussi bien performé dans cet environnement de reprise de risque, vraisemblablement encouragées par la perspective de tout ce « quantitative easing » de la part des banques centrales. La BCE a ôté la limite de 33% pour ses achats de dette d’un pays de la zone. Les spreads périphériques ont aussi diminué. Ils se sont également resserrés aux Etats-Unis pour les obligations « investment grade », la Fed pouvant procéder à des achats. La banque centrale chinoise a opéré ce dimanche une manœuvre expansionniste, avec une coupe du taux de refinancement à sept jours de 2.4% à 2.2%, le plus bas observé sur cinq ans.

Les marchés boursiers démarrent cependant la semaine en baisse, les nouvelles concernant la progression de l’épidémie de coronavirus continuant de jeter un froid. L’explosion du nombre de cas aux Etats-Unis, près de 130’000 déclarés à ce jour, inquiète. Les autorités médicales ont estimé que le nombre de décès pourrait à terme avoisiner les 200’000. Le président D. Trump a déclaré le prolongement du « lockdown » et des protocoles de distanciation sociale jusqu’à fin avril. Par ailleurs, le Conseil européen ne s’est pas accordé sur une réponse commune à l’urgence du Covid-19. Afin de suivre les recommandations de la BCE, les bancaires doivent suspendre les plans de rachat d’actions et les dividendes, ce qui fait pression sur les cours.

 

La course aux liquidités

Après une longue période de liquidités surabondantes dans un environnement de liquidités abondantes et de rendements très faibles, les banques ont accordé de manière très généreuse des lignes de crédit aux sociétés, pensant qu’elles ne les utiliseraient jamais en plein. 

JP Morgan avait accordé, fin 2019, près d’USD 367 mrds de facilités de crédit, soit l’équivalent de 13% de son bilan. Mais aujourd’hui, le financement classique des entreprises via l’émission d’obligations ou la levée de fonds en actions (IPO), qui jusqu’alors était une formalité même pour les entreprises de qualité moyenne, est devenu beaucoup plus ardu. 

Dans ces conditions, le manque de visibilité et la peur de voir les banques renégocier les lignes de crédit incite les entreprises à tésoriser « intra-muros » en tirant sur leurs facilités de crédit déjà octroyées afin de s’assurer un coussin de sécurité. 

Sur les trois dernières semaines, près de 130 compagnies en Europe et aux Etats-Unis ont retiré plus d’USD 124 mrds auprès de leurs banques. A l’instar du retrait de l’épargne des particuliers auxquels nous avions assisté durant la crise 2008, ce phénomène se reproduit aujourd’hui avec les sociétés mais pour d’autres raisons. En effet, les agences de rating, qui statuent sur la qualité des entreprises et conditionnent dès lors le taux auquel ces dernières peuvent emprunter, sont en train de revoir les ratings d’entreprises à grande échelle. 

La principale agence de rating, S&P Global, a déjà abaissé le rating de 121 compagnies et mis plus de 175 sociétés sous revue avec perspectives négatives. Et pour cause, Il faut remonter à la 2e guerre mondiale pour trouver un environnement qui, comme aujourd’hui, conduit nombre de sociétés à voir leur chiffre d’affaires passer du jour au lendemain à zéro. 

La crise de 2008 avait fait plonger les revenus des entreprises mais ne les avait pas fait disparaitre complètement. Dès lors, même si les banques ont aujourd’hui la capacité de faire face à ces sorties d’argent, il est sûr que ces retraits massifs vont prétériter leur capacité à prêter davantage - pour financer un redémarrage de l’économie par exemple - tant que les montants retirés ne seront pas remboursés.

 

 

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