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Flash boursier

06/05/2019

L’essentiel en bref

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En résumé :

1. D. Trump met la pression sur la Chine

2. Surprises positives dans les résultats des sociétés

Menaces américaines sur la Chine

Les négociations commerciales sino-américaines patinent, focalisant une fois de plus toute l’attention des marchés qui semblaient presque avoir oublié l’épée de Damoclès du commerce. Doutant de leur finalisation, les indices boursiers accusent le coup et évoluent dans le rouge vif ce lundi matin.

Le Président américain entend accélérer la conclusion des tractations commerciales avec la Chine, qu’il estime trop lentes, en utilisant sa technique favorite : la menace brutale. Il a indiqué dans un tweet que les taxes douanières sur USD 200 mrds d’importations chinoises seront relevées de 10% à 25% à partir de ce vendredi. L’intégralité des biens chinois importés pourraient par ailleurs être soumis à cette taxe prochainement. Nul ne sait si cette tactique risquée, susceptible de heurter Pékin va fonctionner. Le retour de la politique de la carotte et du bâton n’a en effet guère plu aux dirigeants chinois. Leur négociateur en chef, le vice-Premier Liu He, devrait toutefois maintenir la visite de sa délégation à Washington ce mercredi. Nous estimons qu’aucun des camps n’a avantage à ce que l’accord commercial périclite. Mais le fait que Donald Trump veuille mettre la pression accroit pour l’heure l’incertitude et donc la volatilité des marchés.

Concernant la saison des résultats en cours, la récolte est plutôt bonne. Sur 250 sociétés du S&P500 qui ont reporté leurs chiffres, il y a eu près de 78% de surprises positives. Alors que la croissance bénéficiaire moyenne était attendue en baisse de 4.2%, elle s’est inscrite en légère hausse, à 1%. En Europe, alors que l’activité manufacturière de la zone s’est contractée pour un troisième mois consécutif, plus de la moitié des sociétés ont annoncé des bénéfices supérieurs aux attentes. La surprise positive est notamment pour le secteur industriel.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a observé à l’issue de sa réunion le statu quo sur les taux, qui n’ont aucun motif pour évoluer dans un sens ou l’autre actuellement. D’aucuns, qui avaient espoir dans une baisse des taux cette année ont été déçus. Mais la croissance économique aux Etats-Unis reste solide. J. Powell estime que la faiblesse de l’inflation, actuellement à 1.6%, est transitoire. La productivité a augmenté de 3.6% au premier trimestre. Les créations d’emplois ont largement dépassé les attentes, à 263’000 en avril.

 

Swiss Re (ISIN : CH0126881561, prix : CHF 94.56)

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Le réassureur publie ses résultats du 1er trimestre 2019 en baisse par rapport à ceux de 2018. Le bénéfice net s’inscrit en repli de 6% alors que les primes progressent de 5.5%.

Le résultat est affecté par les indemnisations de nombreux sinistres survenus sur la période tels que le crash de l’avion d’Ethiopian Airlines, le grounding des Boeing 737-Max ainsi que diverses inondations et cyclones ayant affecté l’Asie et l’Afrique.

Après une année 2018 difficile en termes de catastrophes naturelles et donc d’indemnisations, les primes, comme d’habitude, sont reparties à la hausse en volume aussi bien qu’en prix. C’est le cycle naturel de la réassurance : la hausse des sinistres sur une période conduit à la hausse des primes sur la période suivante et la baisse entraîne la baisse.

Swiss Re lance cette semaine son plan de rachat d’actions portant sur un total maximum de 6% de son capital. Le titre Swiss Re offre un rendement du dividende l’ordre de 6% parmi les plus élevé du marché.

 

Apple (ISIN : US03783331005, prix : USD 211.75)

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Les résultats trimestriels d’Apple ont globalement battu le consensus, bien qu’en baisse, par rapport à l’an dernier. Le profit opérationnel, à USD 2.46 par action, a ainsi diminué de 6%. Le chiffre d’affaires s’est inscrit à USD 58.02 mrds, une chute de 5% sur un an mais USD 620 millions mieux qu’attendu.

Apple ne donne plus d’indications sur les volumes, mais le nombre d’iPhones vendus pourrait avoir, selon divers calculs, diminué entre 25 et 30%. Plusieurs facteurs expliquent ce déclin comme la force du dollar, l’innovation chez les concurrents mais aussi le fait que les utilisateurs, d’une loyauté exceptionnellement élevée, tendent à garder leur modèle plus longtemps.

Positionner l’iPhone comme un produit de luxe a plutôt bien fonctionné pour Apple dans le passé. Ceci a notamment permis de compenser la baisse des volumes de ventes. Mais cette politique de prix moyen élevé fait que ce n’est pas un produit tout ménage. Des coupes de prix semblent nécessaires, condition pour que l’iPhone devienne une véritable porte d’entrée, pour les services comme le stockage cloud, la musique, les vidéos ou les paiements. C’est sur cette activité à rentabilité élevée qu’Apple veut désormais axer sa stratégie de croissance, pour réduire sa dépendance au hardware.

 

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